Cuisinez, sauvez un castor
Ce matin, en me levant, rempli de bonnes intentions, je me suis dit que j'allais faire un peu de rangement dans mon jardin, m'occuper de la montagne de bois qui s'amoncelle depuis maintenant quelques semaines dans l'attente d'être coupé en bûches et rangées bien aiu sec.
Aujourd'hui, je vais manger sain (ndlr : il aura pas trop le choix, son stock de plats tous faits est réduit à sa plus simple expression, juste un peu de cappucino en poudre au fond d'un pot). Quelle bonne résolution, il me reste justemment des carottes, des oignons et des champignons. si tout se passe bien, je mange dans 10 minutes. Je sors les carottes, la planche à découper et me met à la recherche de mon Castor. Rien à faire, pas moyen de mettre la main dessus; pas à sa place, pas dans l'evier, pas sur le plan de travail.
C'est alors que les questions les plus folles traversent mon esprit.
Quand ais-je utilisé ce put... de castor pour la dernière foi ?
Et d'abord, l'ais-je utilisé ici ? Peut-être l'aurais-je rangé par inadvertance dans le frigo ? Et pourquoi pas sur le compost avec les dernières épluchures ?
Le temps passe alors, force est de vérifier mes différentes hypothèses. Rien n'y fait, mon castor est introuvable.
De nouvelles questions, bien plus intelligentes cette fois me viennent enfin en tête.
Ne serait-il pas temps de faire un peu de rangement, de terminer la vaisselle commencée hier et avant-hier ? Mon castor ne mériterait-il pas un petit copain pour l'aider dans sa besogne. (ndlr : âgé d'une vingtaine d'année, le coeur et la force n'y est peut-être plus) ? Peut-être s'est-il tout simplement échappé ?
Entre temps, j'avais déjà mis cuire le blé dans son eau, le temps presse.
Je m'essaye alors à éplucher les carottes avec autre chose qu'un castor. Miséricorde, moi qui ai toujours détesté celà en privillégiant la simplicité, la vitesse et la faible épaisseur desépeluchures générées. Je cherche alors un couteau de cuisine. Le sors est contre mopi, pas de couteau de cuisine, juste des couteaux à steak avec des dents. Le blé cuit déjà depuis un bon moment.je me résous à utiliser malgré tout ce couteau.Impossible d'éplucher avec un tel outil, je suis obligé de gratter les carottes. La bouillie qui en ressort ne me plait guerre, j'arrête au bout de trois carottes.
Le temps passe, je jette enfin les rondelles de carottes dans la poëlle avec de l'huile d'olive, j'ajoute deux oignons émincés (ndlr : ca va tout de suite plus vite), de la sauce soja et finallement le blé cuit.
Résultat des course, le temps de digérer, il sera 17h, ca ne vaut plus le temps de m'habiller pour aller me salir aussitôt.
Moralité : si j'avais pas regardé la télé le matin, j'aurais mangé des kellogs, mon tas de bois aurait été rangé et j'aurais rien eu à pondre comme article.
Moralité de la moralité : si la télivision existait pas, qu'est ce qu'on serait vachement plus productif.
Et puis comme dirais mon grand père , bouffez un castor, sauvez la fôret.

Éplucheur CASTOR®
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