Sanoma, la loi du fric

Publié le par Ronald

Début janvier, l'affaire avait fait grand bruit et pour cause, celà touchait des emplois aux AMP.


Aujourd'hui, Sanoma fait marche arrière. Impossible de savoir pourquoi. J'imagine aisément qu'il s'agit d'une histoire de gros sous. Le passage à la distribution par Hessenatie était plus que probablement une manière de dire non aux AMP et à leurs nouveaux contrats. AMP est certainement revenu à la charge avec de nouvelles propositions. Tout celà au détriment des nouveaux livreurs de magazines dont je faisait partie depuis le premier janvier. Quel gachis finallement.
 Le revers de la médaille se fait sans le moindre bruit. Tout juste avait-on pu lire dans les colonnes de l'écho de vendredi l'avis suivant :

Le groupe de presse Sanoma Magazines Belgium (SMB) a décidé de mettre un terme à son contrat avec Hessenatie Logistics pour la distribution de ses titres, a-t-il annoncé vendredi par communiqué. Hessenatie Logistics assurait depuis le 1er janvier 2006 la distribution des magazines du groupe. Ni SMB ni les AMP, qui se chargeront à nouveau, à partir du 27 mars, de la distribution des titres du groupe, n'ont souhaité fournir d'explications ou de commentaires quant aux raisons de cette décision. Sanoma Magazines Belgique publie 16 magazines, dont Femmes d'Aujourd'hui, Télé Moustique, Flair, Libelle, Humo ou encore Feeling.

Revue de Presse plus ancienne

Après le groupe de presse VUM («De Standaard», «Het Nieuwsblad», «Het Volk») et Sanoma, filiale de la société néerlandaise du même nom éditant de nombreux magazines («Flair», «Libelle», «Télé-Moustique»,...), le groupe Rossel («Le Soir», «Sud-Presse») a annoncé à son tour aux Agences et Messageries de la Presse (AMP) son intention de lancer, dès le 3 janvier prochain, son propre service de distribution à Bruxelles et dans le Brabant wallon. Une réaction au nouveau système de tarification bientôt mis en place par les AMP et fortement contesté par les éditeurs de presse.

© La Libre Belgique  le 30/12/2004
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Les AMP ont le monopole dans les librairies

Outre les abonnements, il y a aussi les 906 000 journaux vendus, chaque jour au numéro, dans les librairies, les supermarchés et autres points de vente. Mais ce canal de distribution échappe, depuis toujours, à La Poste. «Nous avons examiné ce dossier mais il aurait fallu mettre en place toute une nouvelle organisation car nos moyens en termes de charroi la nuit sont déjà à saturation. Le seuil d'entrée est trop élevé», précise Baudouin Meunier, le directeur commercial de La Poste. Depuis plus d'un siècle, ce sont les Messageries de la Presse qui ont le monopole, en Belgique, de l'approvisionnement des librairies en quotidiens et en magazines. Fondées en 1885 par Louis Bertrand, un des premiers administrateurs du journal «Le Peuple», les Messageries de la Presse sont nées au départ d'une bonne idée: grouper les envois des différents journaux pour les marchands d'une même localité devait permettre de réaliser de sérieuses économies en frais de port, emballages, etc. En 1912, le groupe français Hachette entre dans le capital de la société qui sera plus tard rebaptisée Agence et Messageries de la Presse (AMP). Aujourd'hui, les AMP font toujours partie du groupe français, plus précisément de sa division Hachette Distribution Services, filiale elle-même de Lagardère Media et leader mondial de la distribution de presse.

Les AMP distribuent environ 300 quotidiens et plus de 5000 magazines, aussi bien nationaux qu'étrangers, à 6100 points de vente de presse dans toute la Belgique. La société, qui emploie 1050 personnes dans le pays, réalise un chiffre d'affaires de quelque 700 millions d'euros, dont 85 pc dans la distribution de presse.

Les AMP sont donc le partenaire privilégié des groupes de presse mais ces derniers temps, les relations entre les deux parties se sont dégradées. Les AMP ont décidé de changer leur système de tarification au 1er janvier 2005. Ce dernier ne prend plus en compte le nombre d'exemplaires vendus mais ceux distribués. Une modification qui entraînerait une hausse considérable des frais pour plusieurs quotidiens. Estimant avoir été mis devant le fait accompli, l'association des Journaux francophones de Belgique (JFB) a intenté une procédure en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles afin d'obtenir la poursuite des négociations jusqu'en mars. En vain. Elle a été déboutée sur l'urgence, juste avant la Noël, le juge estimant que les AMP avaient donné leur préavis il y a deux ans et demi. «Les éditeurs ont donc été contraints et forcés de signer le nouveau contrat sous peine de ne plus être distribués dans les librairies», explique Margaret Boribon, secrétaire générale de la JFB. Ceci dit, les AMP ont laissé quelques plumes dans ce conflit. Certains éditeurs ont d'ores et déjà décidé de se passer partiellement ou totalement des AMP. Depuis le début de l'année, le groupe Rossel (Le Soir, Sud Presse) organise lui-même l'approvisionnement des points de vente à Bruxelles et dans le Brabant wallon. La VUM fait de même en Flandre occidentale. Et le groupe Sanoma (Télé-Moustique, etc) qui s'adjuge 25 pc des flux des AMP a annoncé qu'il mettait fin à son contrat à la fin de cette année. Du côté d'IPM (La Libre, DH), on réfléchit aussi à des alternatives. C'est que outre la hausse des tarifs, le nouveau contrat des AMP ne prévoit pas de garantie sur la qualité de la distribution. Un point sur lequel les éditeurs sont devenus intransigeants.

© La Libre Belgique 2005  le 17/01/2005
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Publié dans Coups de Gueule

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